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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 11:04

randonnée des cols corses

cyclo-randonneur

 

 Randonnée des cols Corses

 

( 1848 kilomètres en 17 jours avec 230 cols-boccas et muletiers )

  000

La Corse est une île et une montagne dans la mer Méditerranée, une île magnifique donnant de constantes découvertes, reliefs très diversifiés.

Cette île s’affiche par des gorges, des forêts de châtaigniers et sapins, des villages perchés sur des pitons rocheux avec leurs ponts et tours génoises ou cachés dans la verdure, des sources avec toute leur fraîcheur, le maquis sauvage agréable par toutes ses senteurs, les aiguilles de Bavella, les calanches et sa mer d’un bleu turquoise et cristaline

Le relief de l’île, avec un parcours comme l’a tracé Georges ROSSINI, est fait pour attirer tous les amateurs de la petite Reine.

La randonnée est essentiellement conçue sur le relief montagneux de l’île.

La Corse est à découvrir et à parcourir lentement avec le plus

grand respect en appréciant ses habitants très fiers de leur île et qui tiennent à la garder dans son état

des gens passionnés et accueillant

Je suis tombé sous le charme. Les Grecs l’ont surnommée la plus belle et elle est devenue l’Ile de Beauté dont elle mérite grandement son nom.

 

 

 

000         recit du parcours                 

 

Venu de Tours par avion via Figari à environ 20 Km de Bonifacio, c’est de cette charmante ville que je vais commencer la randonnée des cols corses.
Je prends la direction du golfe de Porto-Vecchio, avec ses premiers cols pour arriver sur le plateau d’Arapa puis  redescendre vers les plages de Palombaggia. Dans le golfe de Santa Giulia  à 6 km de Porto-vecchio, je longe la mer Tyrrhénienne jusqu’à Solenzara d’où j’étais bien conscient que mes premières difficultés allaient survenir avec la montée du col de Bavella. Déjà j’ai un aperçu à mi-parcours dans le bocca di-Larone et ensuite 13 km pour arriver au col de Bavella  en ayant mis plusieurs fois le pied à terre pour prendre des photos et en profiter pour récupérer car je savais que les deux premières difficultés allaient me mettre en superbe condition pour le reste de la randonnée. Au sommet, après une bonne transpiration durant les 25 km d’ascension , j’étais certainement moins lourd ! mais la beauté que j’ai découvert sur le site des aiguilles de Bavella valait bien la peine d’en faire l’effort.
Sur le plateau de Coscione, je traverse de magnifiques petits villages tels que Zonza, Quenza, Aullène, Zicavo,Cozzano.

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Les routes, les cols et boccas sont en mauvais état mais cela ne me posait aucun problème car je savais en venant ici que les routes et chemins étaient restés plus ou moins à l’état sauvage,
De ce fait, à  chaque croisement de route, il fallait surtout avoir sa carte car souvent aux intersections  il n’y avait plus de panneaux, soit ils servaient de cible ou tout simplement étaient enlevés.
Les paysages étaient pour moi le plus important, ces roches aux couleurs variées et totalement différentes par leurs formes géographiques entre le nord et le sud de l’île.
Un très bon souvenir d’un gîte d’étape où je fus très bien accueilli avec des randonneurs au col de Verde, croisement de ma randonnée avec le GR 20.003
Je fais une très belle descente sur le village de Ghisoni encaissé dans une vallée profonde puis le défilé de l’Inzecca et le col de Cardo avec des  villages tels que Piétroso, Vezzani et Noceta semblent être accrochés à la montagne, pour arriver sur un très joli pont génois qui me semblait tenir je ne sais comment.
Belle montée sur Focicchia, Erbajolo et une partie vraiment difficile  sur le col de Foata pour arriver à Pianello où la soirée fut sympa devant un très bon repas (préparé par un chef cuisinier de la gastronomie corse – parole de cycliste). Après ce bon moment, je reprenais la route par quelques cols muletiers et boccas avant d’aller planter ma toile de tente au bord de la mer, quel bonheur de passer quelques heures à la contempler. Le lendemain, je reprenais la route par Borgo, Vignale, Campitelo, Bigorno et son col, route magnifique avec ses nombreuses fontaines d’eau potables et toutes plus belles les unes que les autres ce qui est très important pour les cyclos et les randonneurs.
En traversant les villages d’Olmeta-di-Tuda, Oletta dans le col de Teghime j’aperçois Saint-Florent à environ 15 km mais il me faudra faire 130 km pour aller à cette ville, tout d’abord Bastia où je vais longer les villes côtières dont Erbalunga, puis la marine de Pietracorbara, retour par l’intérieur sur le hameau d’Oreta, col de la Serra Piazza et direction la côte jusqu’à Macinaggio soit une journée bien remplie.

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Le lendemain, un parcours génial m’attend, direction le col Saint Nicolas, Botticela, puis un détour par le col de Catoro-Barcaggio. A ce moment là, je suis au plus haut de l’île, le Cap Corse puis  face à moi le phare de l’île de la Giraglia, ensuite je commence à redescendre l’île par la partie ouest jusqu’à Saint-Florent en faisant des détours pour trouver les cols  de Santa Lucia et bien d’autres avec  les tours génoises et les villages tous plus beaux les uns que les autres comme Centuri, Barogogna, Pino, Pieve, Nonza. Le début  de cette route,  disons plutôt un chemin accroché à la montagne, surplombe la mer, toujours magnifique à voir.

La continuité du Cap Corse dont la mer d’un bleu turquoise est transparente, donne à chaque détour une envie de se baigner avec un soleil qui chauffe fort mais supportable et une vue extraordinaire que l’on aperçoit sur la côte et qui se fond dans la mer. Après le contrôle

à Nonza direction Santa Maria, je me pose enfin à Saint Florent pour un repos bien mérité et je visite. Je me répète encore, mais cette ville et son petit port, c’est magnifique.
Le parcours suivant s007era beaucoup plus pointu, retour vers l’intérieur de l’île où m’attend le désert des Agriates, endroit très sauvage  mais tellement beau. Surprenant la vue sur les cimes au Bocca di Vezzu, Novella, Olmi-Cappela avec de forts pourcentages dans le col de Battaglia et la belle descente sur l’île Rousse qui est encore une beauté.  Le lendemain, je longeais la baie de Giunchetu en direction d’Algajola, Cateri, Calenzana avec une vue sur le golfe de Calvi, puis la route côtière jusqu’à Galéria et son superbe golfe, visite de la ville recommandée par une amie Jeanine qui a travaillée très longtemps en Corse à Galéria où elle tenait le bureau de la poste et y a laissée un très bon souvenir, témoignages des habitants. Mais que dire des journées tellement différentes et belles les unes après les autres car je viens d’en vivre  une inoubliable. Laissant derrière moi ce village de Galéria, je me dirige vers le col du Palmarella, arrivé au sommet, s’ouvre une vue sur le golfe de Girolata avec la réserve naturelle de Scandolla. 009

Continuant d’Orsano à Partinello je rencontre Guy le facteur dont j’avais vu un reportage à la télévision faisant sa tournée à pied ou accompagné de sa mule à travers les sentiers montagneux en direction de Girolata. Après avoir échangé quelques mots avec lui, il m’autorise à le prendre en photo puis me remet une carte postale de lui avec un petit mot à mon épouse. J’ai continué ma route vers Porto ensuite les calanches de Piana, roches de couleur ocre avec en toile de fond le golfe de Porto, contraste surprenant surtout avec le rocher des Fiancés et son trou en forme de cœur en plein milieu.
Le col de Cargèse sera mon point de chute, camping sympa tenu par un Chti, ce soir pizza et rosé corse, d’ailleurs excellent (à boire avec modération). Le jour suivant, je longeais le golfe de Sagone en direction d’Ajaccio, route où  la circulation y est très dense, mais afin d’être plus tranquille, je fais des détours pour reprendre des cols et retrouver de petites routes plus dures mais tellement agréables, tout en faisant attention aux cochons sauvages ou aux chèvres dont tout ce petit monde est chez lui. 

Ouf  AJACCIO ! Maintenant je vais pouvoir 021remonter sur Corte mais avant Sari d’Orcino, Ambiegna, Vico sous une forte chaleur avec quelques parcours boisés pour récupérer un peu de fraîcheur, arrêt au camping de Vico où le propriétaire me dit que le col de Sevi « c’est quelque chose ». Alors je décide de partir de bonne heure le lendemain soit à 7 heures du matin. Effectivement, les 8 km à froid me font mal aux jambes, heureux enfin d’arriver en haut, puis je vais monter le plus haut col routier de la Corse le Vergio que je trouve moins difficile que le Sevi.
J’ai fait une longue descente dans la forêt communale de Casamaccioli tout en faisant attention aux sangliers et à leurs petits puis un peu de repos avant les gorges de Scala-di-Santa-Régina, un vrai régal pour les yeux de toute cette splendeur, je prenais tout mon temps pour admirer et prendre des photos, c’est l’avantage du vélo, nous pouvons nous arrêter n’importe ou. Le lendemain je laisse ce décor majestueux avec la citadelle de Corté chargée d’histoire.

Malheureusement le temps se dégrade, je vais me retrouver à monter les cols sous la pluie, dommage pour les photos au col de Vizzavona perdu dans le brouillard. La descente est périlleuse car il n’y a plus de route plutôt un chemin avec d’énormes trous, je descendais à moins de 5 km/heure. Arrivé au village de Boccagnan, je prends un bon café pour me réchauffer et dans l’après-midi le soleil était de nouveau de la partie, je continue donc jusqu’au col Saint-Georges où il y a un gîte d’étape super sympa avec un menu bien corse.

Le lendemain, route vers Grosseto, Guargualé, et au bocca di-Bastiano je traverse la forêt domaniale de Chiavari, très agréable et  je me retrouve vers 13 heures devant la mer, je décide de m’arrêter et de camper devant la baie de Cupabia, car flâner sur la plage sera pour moi un grand bonheur aujourd’hui. La traversée de la Corse d’Ouest en Est est le programme du lendemain, direction Solfac024aro par le col de Celaccia, jolie région d’où nous voyons le site préhistorique de Filitosa, ce jour les heures de bicyclette vont se passer dans des parties très boisées de la forêt domaniale de Valle-Mala qui en a perdue une grande partie dû aux feux, le col Saint-eustache a mis fin à la progression de cet incendie, une catastrophe pour la nature dans cette descente sur Cargiaca, Loreto-di-Tallamo, Acoravo. Maintenant, il faut aller à Sainte-Lucie-de-Tallamo, la montée se fera sous une chaleur écrasante. Les villages de Levie, Carbini sont les bienvenus pour le ravitaillement en eau puis le massif de l’Ospédale est juste devant moi. Le soir, au camping, il est annoncé des orages pour le lendemain mais ils sont arrivés dans la nuit, gros problèmes, ma toile de tente étant mal fixée, un grand coup de vent et un rideau de pluie en ont fait une véritable piscine à l’intérieur. J’ai réussi tant bien que mal à protéger tous mes papiers et parcours, j’ai fini ma nuit dans l’eau car ne pouvant pas sortir, j’attendais le jour avec impatience.
Au petit matin, inventaire des dégâts, tout est mouillé, j’essore au maximum pour éviter le poids en espérant trouver du soleil du côté de Sarténe, d’où du brouillard à couper au couteau au col de l’Ospédale, aucune visibilité sur la baie de Porto-Vecchio.
Je retraverse cette fois-ci l’île Est en Ouest, je passe par le tunnel d’USCIDU  dans un épais brouillard avec une pluie fine et froide. Je vais un peu plus vite pour passer les cols de Ferala-Bacini et le bocca d’AVU pour avoir un peu de chaleur sur Casabianca et Sartè032ne, je continue jusqu’à Propriano dans le golfe de Valinco. Au camping du Belvédère, la gérante ne m’annonce pas de bonnes nouvelles pour la nuit, mais le soleil fera son apparition le lendemain. Ouf, la soirée fût tranquille et heureusement que mon sac polaire était un peu plus sec que le reste pour dormir, je m’en contente.
Le lendemain, je décide de partir très tôt car c’était ma dernière journée, direction Bonifacio, le paysage toujours aussi joli dans les cols car le soleil était bien là. Hier, pluie, froid mais aujourd’hui la grosse chaleur. Je longe la côte, la mer  est d’un bleu turquoise et c’est au pied de la citadelle de Bonifacio que se terminera mon périple.
La première chose à faire était de mettre à  sécher toutes mes affaires et le couchage, en 3 heures, miracle, tout était sec.
Je me réserve les deux derniers jours pour visiter Bonifacio et les iles Lavezzi.  Pour la ballade en mer, apercevoir la ville haute de Bonifacio perchée sur la falaise et la grotte de Sdragonato fût un spectacle grandiose. Surtout ne pas oublier l’escalier du roi d’Aragon, une merveille taillée à même la falaise pour descendre de la ville à la mer avec ses passages sur la mer ou par un tunnel creusé dans la falaise. Selon une légende corse, il aurait été fait en une seule nuit pour envahir l’Ile.


Les îles Lavezzi, un plaisir de s’y promener car elles sont très sauvages et très colorées par toutes ses fleurs et ses petites criques de sable fin.

« Telle est la C039orse, apprendre à la connaître,
 tels sont les corses, apprenez à les comprendre, à les aimer, ils le méritent, ils ont certainement beaucoup plus de qualités que de défauts
     comme la Corse compte plus de merveilles que je ne vais vous en présenter en photos,  
    je vous souhaite de venir la découvrir, car elle mérite bien son nom : l’Ile de Beauté »

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  je  remercie mon épouse  mes enfants  pour  leurs encouragements,  Marc et mes amis du club de l’ARC Amboisien ainsi que Marie-Claude et Bernard, Anne-Marie et Alain mes voisins et amis pour l’intéressement qu’ils ont eu pour ce parcours.

       Jean-Pierre, un cyclo passionné001009042

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